Sous le ciel du Midi Tome II

Sous le ciel du Midi Tome II Les années rouges (415 pages)

Ce deuxième tome fait suite au premier dont la description est donnée ici.

Le tome II (1911- 1919) comprend quatre tableaux, il est sorti en juillet 2016 et prend la suite du tome I (1895-1910). Comme pour le tome I les dialogues sont en occitan traduits dessous.

« Mercredi maigre » (février 1912) est le premier tableau. C’est un jour, et une nuit de Carnaval. Le mardi gras, les jeunes du village (Justin, Edouard, Eugène…) passent de maison en maison pour faire une « petite quête grasse », la soupe à l’huile est pour demain : mercredi sera « maigre » et les jours suivants aussi. Carême est là !
Le soir Carnaval est jugé sur la place du village. C’est vrai qu’il en fait des couillonades et des belles ! Qu’il soit brûlé… comme un cathare.

« Jaurès » est le deuxième tableau. Nous sommes le 1er août 1914. Toute l’ équipe (Louis, Emile, Marie, Justin, Edouard, Eugène…) est en train de dépiquer à la Fénial. Le Païrol, un montreur d’ours bien connu dans la région, passe là-haut sur le chemin de la butte. Les enfants courent pour aller le voir, écouter ses histoires et surtout toucher l’ours… La journée se passe dans la canicule estivale, de temps à autre on parle de la guerre mais Jaurès veille… « Il n’y aura pas de guerre ! ».
Tout à coup, dans l’après midi, un enfant arrive et lâche en pleurant : « Ils ont tué Jaurès ! » Et maintenant la mitraille du tocsin qui fait taire les cigales. Putain de guerre !

Le troisième tableau « Beauséjour » se passe en décembre 1916, c’est une veillée à Enriou (la ferme de Théo). Quatre femmes sont en train de lire des lettres de leurs hommes, des Poilus parmi d’autres, qui sont là-haut et qui ne sont pas encore revenus. Et qui, peut-être, ne reviendront pas !
Au même moment nous assistons à une attaque de ces « Poilus » dans les tranchées d’Argonne. Ils sont dans un lieu particulier : la butte de Vauquois (près de Verdun). Là, est née en 1916 une autre sorte de guerre, différente de celle des tranchées que nous connaissons : la guerre des mines. Les soldats percèrent la butte, creusèrent des kilomètres de galeries pour mettre des tonnes de dynamite sous les tranchées d’en face. Cette nuit une mine va exploser. Leur mission : sauter dans le cratère pour l’occuper…

Le quatrième tableau est intitulé « Le braucol » (février 1919). C’est le jour de la fête du cochon (la fête pour tout le monde sauf pour le cochon !) tous les revenants sont là. Sur le papier, la guerre est terminée ! Pourtant elle est toujours présente, dans les têtes et les récits ou même plus encore dans ce bras ou cette jambe arrachés. Ils n’ont que le braucol (un bon vin) pour la noyer et la cornemuse de Peput pour danser et la piétiner…

L’auteur André Coste est un membre fidèle de l’ANY et un passionné d’oiseaux.


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