Compte rendu de séjour ornithologique dans le Cotentin

Du 13 au 16 juin 2014 dans la région du parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin

Nous étions 5 pour explorer cette belle région possédant des milieux exceptionnels.
Nous étions hébergés dans le gîte communal de Graignes - Mesnil Angot (le Haut Vernay) très bien aménagé dans d’anciens corps de ferme.
Si le vendredi a été très chaud, le samedi fût orageux et le dimanche et le lundi carrément froids et venteux pour la saison.

Voici un petit résumé de l’histoire de l’eau dans la région d’après le site officiel du parc (http://www.parc-cotentin-bessin.fr) :

"Il y a quelques 8 000 ans, les marais du Cotentin et du Bessin formaient de profondes vallées.
La fonte des calottes glaciaires provoqua une remontée du niveau de la mer. A chaque marée basse, une couche d’argiles et de sables se déposait. C’est de cette accumulation que sont nés les cordons dunaires à l’embouchure de la baie. 1 000 ans plus tard, à cause de ces cordons, la mer ne parvint que difficilement à pénétrer dans les marais, ce qui permit l’accumulation de dépôts tourbeux d’eau douce pendant 5 000 ans. Puis, la mer réussit de nouveau à submerger partiellement les vallées. Une sédimentation fluvio-marine, la tangue, se déposa sur la sédimentation organique antérieure, la tourbe, qu’elle fossilisa.

C’est dans ces fonds de vallées progressivement comblés que les marais sont nés. Fréquemment inondés, par les pluies hivernales trop lentement évacuées à marée basse, ils restaient souvent infranchissables.
De nombreux aménagements ont été réalisés afin de valoriser les marais : canaux, fossés, chaussées et voies ferrées… structurent aujourd’hui le paysage.
"

Nous visiterons d’abord le chemin de Colombières jusqu’au marais où nous verrons de nombreux passereaux, nous reviendrons pour le marais lui-même le dernier jour puis nous ferons le marais de l’Aure à partir de Saint Germain du Pert (Hameau Raiton, Cours des Folies).

Dans les marais, nous verrons de façon très régulière : le Tarier des prés, le Bruant des roseaux et la Bergeronnette printanière de la sous espèce flavissima (qui est parait-il la seule à fréquenter la zone) et que l’on appelle ici la Bergeronnette flavéole.
Les Cigognes blanches sont très fréquentes, elles ont des nids naturels ou non à de nombreux endroits et la période permettait de voir des jeunes de taille presque adulte. Les hérons garde-bœufs ne sont pas rares mais assez localisés.
De la voiture, nous verrons une Chevêche d’Athéna très proche lors de la recherche de notre chemin.

Le lendemain nous visiterons les marais de la Petite Commune (zone privative gérée par le GONm) avec Alain un membre de cette association. Nous y verrons en particulier une Sarcelle d’été femelle (peut-être nicheuse ?), des Busards des roseaux nicheurs (échange de proies) et busards cendrés nicheurs aussi. Le petit Gravelot vu est peut-être aussi nicheur mais ce n’est pas certain, les Vanneaux huppés sont nicheurs sur une zone préparée pour eux.
Nous visiterons ensuite l’Espace Naturel Sensible des Pont d’Ouve très beau site ornithologique aux observatoires très élaborés où nous verrons un Héron pourpré et entendrons régulièrement le Phragmite des joncs. Nous avons été témoins d’un très beau ballet de 4 jeunes Hermines qui se poursuivaient à la sortie de leur terrier au bord d’un canal.
En fin de journée, nous longerons le canal de Vire et Taute à partir du port des Planques.

Le lendemain nous allons changer de milieu en nous approchant de la mer d’abord dans la Baie des Veys du côté de Brévands, puis le domaine de Beauguillot sur la rive gauche de cette même baie (polder privé géré par le GONm) où nous verrons des Spatules blanches.
Nous poursuivrons par Utah beach à la recherche des Gravelots à collier interrompu que nous verrons malgré une plage très étroite (marée haute) et très fréquentée.
Après un arrêt à Sainte Mère Église nous finirons par la roselière des Rouges-pièces zone boisée entourant une tourbières où nous entendrons abondamment les fauvettes.

Le jour du départ nous irons à la très visitée pointe du Hoc encore sous l’influence des nombreuses manifestations de la semaine précédente.
Nous y apercevrons dans des conditions difficiles le Fulmar boréal qui niche non loin de là.

En tout 77 espèces vues ou entendues (liste ci-jointe) et un très beau site qui mériterait d’être revu à d’autres périodes de l’année.
Pour plus de photos, vous pouvez consulter le compte rendu de Découvrir Autrement.

info portfolio

Bergeronnette printanière "flavéole" Bruant des roseaux Pointe du Hoc, Fulmars boréaux et Goélands Jeune Hirondelle rustique Chardonneret élégant Phragmite des joncs Gravelot à collier interrompu Tarier des prés Petit Gravelot Busard des roseaux Pinson des arbres Cigognes blanches

titre documents joints


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